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rouges hermalle cramignons

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Mise à jour: 13/11/17 11:59 - Vous êtes ici > La Société

Qui sommes-nous ?
D'où venons nous ?

Un regard sur nos racines...

L'histoire de notre société peut se décliner en 15 étapes que nous vous présentons ci-dessous.
Vous pourrez les parcourir en entier, en vous servant de "l'ascenseur" de droite,
soit en cliquant dans le tableau ci-dessous :

 

Dans les lignes qui suivent, nous vous exposons succinctement ces racines en résumant l'ouvrage écrit en 1995 par Jean-Michel Charlier, membre de notre société, et intitulé
« Rouges, depuis plus d'un siècle »

Des exemplaires de ce livre, ainsi que de la BD « 100 ans de cramignons à Hermalle » sont toujours disponibles auprès de son auteur :
Mr J.M. Charlier
rue Delwaide 11 - 4681 Hermalle-sous-Argenteau
Tél. +32(0)4 374 08 02 - charlier_jm@hotmail.com

 

Hermalle-sous-Argenteau : capitale des cramignons !

La Société Royale « Jeunesse Les Rouges » - en bref : les « Rouges » - est une société folklorique dont les racines plongent loin dans l'histoire de son village d'origine : Hermalle-sous-Argenteau. C'est un petit village de la Basse-Meuse, fort de ±2200 habitants, situé entre la Meuse et le Canal Albert et qui s'étire sur 3 kms entre Herstal et Visé.

La tradition folklorique hermallienne est axée autour de la rivalité qui oppose notre société aux « Bleus » tout au long de l'année mais, surtout, à l'occasion de la fête qui a lieu le dernier week-end du mois d'août.

A cette date, le folklore local bat son plein avec comme point d'orgue les cramignons au cours desquels chaque société parade derrière son harmonie.   La société qui sort de son local avec le plus de couples est le vainqueur de la journée.

Un défilé de toilettes parcourt d'abord les rues du village, agrémenté de plusieurs arrêts où convivialité, bonne ambiance, bière et peket font très bon ménage.   En fin de journée, le cortège se transforme en une gigantesque farandole pour rejoindre ses locaux, non sans avoir affronté le cramignon adverse dans le cadre d'une joyeuse et tonitruante « daye ».

Si le lundi est réservé aux couples célibataires (c'est le cramignon des jeunes), le lendemain, on remet le couvert mais avec tout qui veut y participer, jeune ou vieux, marié ou non.   Ce jour-là, une autre tradition vient se greffer sur celle du cramignon : la décapitation des oies.

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Les origines

Sur base des clivages politico-religieux (opposition entre libéraux et catholiques) existant en Belgique depuis la fin du XVIIIe siècle, c'est entre 1830 et 1840 qu'apparaissent des Jeunesses Rouge et Bleue. Ces appellations colorées, typique de toute la Basse-Meuse, trouvent leur origine dans la couleur des fleurs des champs qui servaient à l'époque de cocarde à chaque société : le coquelicot chez les Rouges et les bleuet chez les Bleus.

A cette époque, chacune des deux jeunesses connaissait qui sa fête paroissiale, qui sa « contre-fête » au cours desquelles boisson et cramignons faisaient déjà bon ménage.

Bien que son étymologie n'en soit pas bien définie, le « cramignon », coutume wallonne très ancienne, désigne la farandole qui évolue au rythme de la musique.

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Première structuration des Rouges

C'est entre 1860 et 1870 que naquit, au sein de la population « Rouge » une chorale appelée les « Hînry-Françwès » qui tenait ses répétitions dans un café situé à côté du Cercle Saint-Lambert actuel.

Ensuite, en 1872, la première harmonie « La Concorde » fut fondée qui permit à ses membres d'apprendre le solfège et la pratique d'un instrument.   Ce groupe musical apporta une réelle bonification à l'ambiance des fêtes.   Son local de répétition était un café situé place Pousset.

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Un local pour une centralisation

Si les Rouges existaient déjà depuis belle lurette, l'année 1885 marqua une étape importante dans l'histoire de la société.   C'est cette année-là que fut construit le Cercle Saint-Jean (actuelle maison Thunus, rue Vallée), un café et une salle des fêtes, mis à la disposition de la jeunesse catholique de l'époque.

Peu de temps après, les Bleus sont venus s'implanter à quelques mètres du Cercle Saint-Jean (et ils s'y trouvent toujours maintenant).   Nul ne sait si la cohabitation fut sereine ou non, toujours est-il que Rouges et Bleus n'avaient dès lors que quelques pas à faire pour s'emmêler !

C'est à cette époque que les deux sociétés rivales décidèrent de montrer à tout le monde qu'elles se portent bien et mieux que l'autre !     Comment ? En défilant et en paradant derrière son harmonie lors de sorties musicales.   Le principe du folklore actuel était né.

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Développement de la Jeunesse « Les Rouges »

Entre 1912 et 1914, deux nouvelles sections trouvèrent place dans la Jeunesse Les Rouges à Hermalle.   Ces 2 sections existent toujours aujourd'hui : il s'agit de la société de gymnastique la « Garde Mosane » et d'une société dramatique.

Mise en veilleuse du folklore hermallien entre 1914 et 1918

Dès le mois d'août 1914, du fait de la 1e guerre mondiale, toute activité folklorique fut arrêtée à Hermalle-sous-Argenteau pendant 5 années consécutives.   Ce n'est qu'en 1919 que l'on a revu les cramignons en rue.

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Naissance de la Coopérative Saint-Lambert

En 1919, les membres de la société créèrent la Coopérative Saint-Lambert qui constitua ainsi le premier organe centralisateur et de gestion des activités, des bâtiments et des finances.

Dans un élan d'autonomie, les Rouges acquirent ainsi une maison située dans la rue de l'Église pour y créer le premier Cercle Saint-Lambert. Cette rue s'appella plus tard rue Schoolmeesters avant d'être rayée de la carte pour la construction du pont d'Argenteau.

Ce local abrita également durant quelques années les ouvres paroissiales.

La renaissance du folklore hermallien « Rouge » après les hostilités de la guerre 14-18 fut prise en charge par les 2 comités réactivés : jeunes et vieux.   La fête annuelle s'organisa alors sur 4 journées : aubades le samedi, musique et attractions le dimanche, cramignons le lundi et mardi.   Tous les jours de fête se clôturaient par un bal avec orchestre.

Jusqu'en 1930, la fête se prolongeait le 1er dimanche qui suivait par une foire aux bestiaux et des festivités de clôture.   De plus, jusqu'à la 2e guerre mondiale, les aubades du samedi se voyaient agrémentées par la sortie des « Grands Hommes » : deux géants fabriqués en osier et en jonc (un homme et une femme).

C'est là qu'on voit que ce folklore perpétue réellement une tradition car, même si elle a pris de plus en plus d'ampleur et de fastes, la structure et le principe de la fête aujourd'hui sont comparables à celles de 1919.

Quant aux festivités de 1930, elles furent tout naturellement placées sous le signe du centenaire de la Belgique.

1935 fut l'année du cinquantenaire des Rouges (anniversaire de la centralisation des activités).   La fête annuelle fut rehaussée par l'organisation d'une courses cycliste ainsi que d'autres activités sortant de l'ordinaire (procession, opérette).

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La 2e guerre mondiale

De 1938 à 1945, le 2e conflit mondial entraîna une nouvelle fois une cessation des activités folkloriques dans le village.   De plus, suite aux bombardements, le Cercle St-Lambert subit d'importants dégâts.

Un an après la fin des hostilités, les activités folkloriques reprirent en organisation commune des Rouges et des Bleus, sous l'appellation des « Jeunesses Réunies ».

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Relance, expansion et ouverture vers l'extérieur

Si la joie de la reprise de ces activités était bien présente, il manquait cependant cette rivalité qui constitue le piment du folklore. Les sociétaires des Rouges mirent alors tout en ouvre afin de reconstruire leur Cercle St-Lambert et relancer leurs activités spécifiques.

C'est ainsi qu'en 1952, le Cercle était restauré et, après 14 ans d'absence, le 1er cramignon Rouge d'après-guerre fut organisé.

En 1953, ce fut la relance de la fête de la St-Joseph (au mois de mars), patron de l'harmonie des Rouges. Celle-ci perdura jusqu'en 1975.

A partir de 1954, les activités folkloriques hermallienne se développèrent en ouvrant les activités à l'extérieur. On vit notamment l'apparition et développement du cortège musical du dimanche de la fête qui rassemblait plusieurs sociétés musicales belges et, plus tard, néerlandaises.

Les cramignons aussi prirent de l'ampleur du fait des efforts de la « recherche aux couples » qui s'étendit dans les villages avoisinants.

Les années soixante furent fort influencées par la mode et les cramignons changèrent quelque peu de style car la robe longue devenait désuète.   Cela ne dura que quelques années, après quoi on revint à la tradition.   C'est peut-être une explication au fait que, seuls dans les villages où les cramignons se font toujours en « tenue de soirée », qu'une participation et une assistance importante sont aujourd'hui toujours d'actualité.

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La « clique des Rouges »

En 1957, les membres de la société, désireux de voir en leur sein un groupement musical, ont fondé la fanfare de la Garde Mosane. Cette fanfare permit à bon nombre d'Hermalliens d'appendre les rudiments de la musique, mais aussi à la société de gymnastique de se développer.

Ses performances furent telles qu'elle acquit une réputation en Belgique et en France.   Cette belle aventure se termina pourtant en 1977, lorsque la société musicale se disloqua.

Il faut cependant préciser que ce groupement musical a connu une forte influence sur la fête annuelle. C'est lui qui a permis la relance des aubades du samedi, mais aussi le développement du cortège musical du dimanche.

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Nouveau Cercle St-Lambert et naissance d'un centre culturel

En 1969, le projet de construction de l'autoroute E25 sur la rive droite de la Meuse, reliant Liège et Maastricht, ont nécessité l'implantation d'un nouveau pont au-dessus du fleuve. Ceci a nécessité l'expropriation de toute la rue Schoolmeesters et, particulièrement du Cercle St-Lambert.

Très vite, un terrain est acquis dans la rue du Perron et un nouveau local y est construit.   C'est le Cercle St-Lambert actuel, qui a été terminé et inauguré en 1972.   Cinq ans plus tard, la coopérative décida d'y annexer une salle des fêtes et une salle de banquets.

Depuis lors, un véritable centre culturel s'y est développé avec pas moins de 11 sections et types d'activités (au 31 juillet 2011) :

La fête annuelle connaîtra, elle aussi un nouveau développement avec l'organisation de la sortie des Tchantchès en matinée le samedi de la fête à partir de 1979.

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1985 : l'année du centenaire des Rouges

Ce centenaire a été fêté tout au long de l'année au travers de différentes manifestations :

  1. Edition d'un album de BD « 100 ans de cramignons à Hermalle »
  2. Compositions musicales diverses : « Marche du Centenaire » (F. Philippe), « Hymne des Rouges » (F. Philippe - J. Momart).
  3. Octroi du titre de Société « Royale »
  4. 16 février 1985 : journée académique pour l'inauguration officielle du centenaire avec plantation de l'arbre du centenaire, pose d'une plaque commémorative sur la façade du Cercle St-Lambert, messe du souvenir et bénédiction des drapeaux, le tout suivi d'un cortège musical de clôture dans les rues du village.
  5. Week-end d'expression corporelle organisé en mars par la « Garde Mosane » et deux représentations d'opérettes par la Dramatique « L'Union ».
  6. Fête d'août :
  1. Emission d'un timbre-poste spécial, commémorant le centenaire de notre société (septembre 1985).
  2. En octobre, grand concert choral et de guitare, dans la longue lignée de la tradition musicale existant au Cercle St-Lambert : le Royal Cercle Choral St-Amand de Jupille, suivi du guitariste mondialement connu Guy Lukowski.
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L'après-centenaire

Après cette année du centenaire, plusieurs événements ont jalonné la vie de la société.

Tout d'abord, en 1990, le premier « doublé » de l'histoire des Rouges, à l'occasion des cramignons victorieux du lundi et du mardi.

L'année 1992 fut marquée par le décès de Jacques Ernoux qui, pendant ses 20 ans à la présidence de la société, a su rassembler tous les Rouges autour de leur folklore. Philippe Burette, jusqu'alors secrétaire, en a repris le difficile héritage. Depuis l'an 2000 cependant, les postes de président, vice-président, trésorier et secrétaire sont soumis au suffrage à bulletins secrets, et la durée des mandats a été fixé à 3 ans.

En 1998, à l'initiative du comité des fêtes, un nouveau corps de tambours fut mis en place et rassemble toujours une vingtaine d'enfants, d'adolescents et d'adultes, du village et alentours, aux répétitions hebdomadaires.   Ce corps de tambours anime en partie le samedi de la fête mais a également permis de relancer la fête de la St-Joseph telle qu'elle se pratiquait entre 1953 et 1975.

Durant ces 25 années, d'autres organisations virent également le jour et mobilisèrent les membres du comité des fêtes tout au long des années : salon "Hobby-Hermalle", défilés de mode, bourses aux jouets, le "Tuning de la Basse-Meuse. Subsistent encore de nos jours : la Foire du Vin de la Basse-Meuse, un cortège Halloween, la visite annuelle de St-Nicolas au Cercle St-Lambert et un tournoi de pétanque "La Marseillaise".

En 2005, année du 120e anniversaire de la société, sans avoir prévu d'activité spécifique, le cramignon du mardi nous a permis d'atteindre un record historique de participation : 298 couples dans notre cramignon. De plus, nous avons noté que la Fête à Hermalle n'a jamais été autant médiatisée que cette année-là... ceci explique-t-il cela ?

Cela nous laissait augurer des perspectives réjouissantes pour les 125e anniversaire de la société, prévu en 2010.

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Le 125e anniversaire

L'année 2010 marqua cet évènement. Ce 125e anniversaire fut inauguré en janvier par une séance académique rehaussée par la présence de Mr Michel Forêt, Gouverneur de la Province Liège. Nous y avons aussi noté la présence de nos rivaux folkloriques "les Bleus" ainsi que de nombreuses sociétés-soeurs des villages de la Basse-Meuse.

Cet anniversaire fut aussi l'occasion pour la société de créer sa propre bière, appelée "Li Daye", concoctée par la brasserie Grain d'Orge de Hombourg. Un délicieux nectar élaboré avec soin et qui plait autant aux hommes qu'aux dames.

La fête d'août du 125e anniversaire, surtout marquée par les intempéries, connut son retentissement habituel, dans la continuité des années précédentes.

C'est cependant en décembre que la soirée de clôture marqua l'apogée de cette année-anniversaire au travers de la revue "On n'såreut l'zès fét croûler!", oeuvre collective, conçue et réalisée sous la direction de Jean-Michel Charlier. Cette revue a rassemblé quasi tous les membres de la société ains que quelques sympathisants, de tous les âges: seniors, adultes, adolescents, enfants. Pendant trois soirées consécutives, la salle des fêtes du Cercle St-Lambert n'a pas désempli ! Rouges, Bleus et autres spectateurs présents ont ainsi pu relire l'histoire de la société, avec humour.

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Agenda

Mars 2018
Du 23 au 25 :
26e Foire du Vin de la Basse-Meuse
Avril 2018
Samedi 14 et dimanche 15 :
10e anniversaire de la troupe « Les Coquelicots »

 

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